Pourquoi
En aviation, chaque incident est enquêté et publié — c’est en grande partie pourquoi voler est sûr. En apnée, les accidents restent trop souvent des récits de plage : impossibles à rechercher, comparer, transformer en leçons. Cette base en fait des enregistrements structurés — conditions, causes et issues standardisées — pour que la communauté cesse de répéter les mêmes erreurs : hyperventilation, plongée en solitaire, ceinture jamais larguée, « une dernière tentative » sur la fatigue.
Principes
- Des cas ouverts, avec les noms. Chaque cas nomme l’apnéiste concerné, comme les rapports aéronautiques nomment le vol. Les cas sans nom ne sont pas acceptés.
- Des sources. Chaque cas indique son origine : lien vers un article, rapport ou publication — ou le récit direct d’un témoin ou de la personne concernée.
- Anonymat du déclarant. Vous pouvez soumettre un cas sans donner votre nom : il sera attribué à un « utilisateur anonyme ».
- Modération. Chaque envoi est vérifié avant publication : complétude, plausibilité, sources.
- Données ouvertes. Toute la base est disponible en JSON sous licence CC BY 4.0.
Ce qui compte comme incident
Tout événement indésirable en apnée — apnée sportive, chasse sous-marine, snorkeling ou jeux d’apnée : syncope en profondeur ou en surface, samba, squeeze pulmonaire, barotraumatismes, accident de décompression, noyade, emmêlement, hypothermie, collisions avec des bateaux, événements cardiaques dans l’eau. Les presque-accidents valent autant que les tragédies : mêmes leçons, prix moindre.
D’où viennent les données
Deux flux. Le socle éditorial : des cas publics bien documentés (presse, rapports de fédérations et de DAN, interviews) avec liens vers les sources. Et les signalements de la communauté via le formulaire — témoins, binômes ou apnéistes eux-mêmes, sous leur nom ou anonymement.
Limites
La base reflète ce qui est documenté et soumis — ce n’est pas la statistique mondiale complète : plus d’entrées une année signifie plus de couverture, pas forcément plus d’accidents. Les facteurs sont indiqués par des personnes, pas par une commission d’enquête. La base ne remplace ni la formation à l’apnée ni un avis médical.